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Que pensez-vous de la nouvelle charte des valeurs québécoises interdisant les signes religieux ostentatoires dans l'exercice de fonctions gouvernementales ou postes d'autorité? [Sondage]

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Que pensez-vous de la nouvelle charte des valeurs québécoises interdisant les signes religieux ostentatoires dans l'exercice de fonctions gouvernementales ou postes d'autorité, exprimant ainsi la neutralité religieuse de l'État, de la société québécoise ?

http://www.nosvaleurs.gouv.qc.ca/fr#ministre

PARCE QUE NOS
VALEURS, ON Y CROIT
 
PROPOSITIONS GOUVERNEMENTALES, SEPTEMBRE 2013
 
Les orientations proposées par le gouvernement ont pour objectif de poursuivre la démarche de séparation des religions et de l’État, entamée il y plus de 50 ans dans le sillage de la Révolution tranquille. Le gouvernement québécois croit qu’il s’agit là de la meilleure façon de répondre au pluralisme religieux dans un État moderne, soucieux de l’égalité de toutes et de tous afin de tisser ensemble, par-delà les différences religieuses, morales ou culturelles de toute personne, un lien civique fort.
Choix:
D'accord, le droit du peuple prime sur le droit individuel (1 vote)
Pas d'accord, la charte des droits individuels devrait primer (0 votes)
D'accord sur le principe, mais l'application en sera impossible (0 votes)
posée 12 septembre 2013 dans la catégorie Politique et gouvernements par Pépin la pomme Savantissime (34,140 points)
modifié 12 septembre 2013 par Pépin la pomme
    

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2 Réponses

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Autre son de cloche : Martine Turrenne...

http://fr-ca.actualites.yahoo.com/blogues/la-chronique-de-martine-turenne/charte-des-valeurs-la-revolte-montrealaise-185523744.html

 
On peut appeler ça un méga consensus: l’administration de la Ville-centre, les candidats à la mairie, les quinze maires d’arrondissements, tout ce que l’île de Montréal et ses 1,8 million d’habitants compte d’élus, actuels ou à venir, rejettent la Charte des valeurs québécoises proposée par le gouvernement. 
 
Une telle unanimité est rarissime, a dit le maire de Ville Mont-Royal, Philippe Roy. «Le gouvernement Marois n’a pas consulté le milieu montréalais.»  Tiens donc. Une première, sans doute.
 
Et il n’y a pas que le politique: Michel Leblanc, le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, est débordé d’appels de ses membres: ils doivent expliquer à leurs interlocuteurs à l’étranger (pas plus loin que Toronto, dit-il) que non, le Québec n’est pas en train de sombrer dans la xénophobie et le délire identitaire. La Chambre appréhende la fuite des investisseurs. Le tapage fait fuir. À tort ou à raison. Cette Charte, unique en son genre en Amérique du Nord, est mal perçue, ou mal comprise, selon le bord où on se trouve. 
 
NOTRE QUESTION | LE BLOC A-T-IL RAISON D'EXPULSER MARIA MOURANI?
 
Les Québécois auront beau débattre inlassablement au cours des prochains mois, voire des prochaines années, et triturer la question des «valeurs» dans tous les sens, un fait demeure: cette Charte, si elle est adoptée, fera un mal considérable à la métropole. 
 
Qui n’en a absolument pas besoin. 
 
Et ça n’est pas de crier au loup que de dire ça. 
 
Besoin de capitaux
 
Je viens de compléter une série d’entrevues avec des Montréalais bien en vue dans leur domaine respectif (divertissement, affaires, immobilier, culture, mode, philanthropie, etc.). Tous disent combien Montréal est une ville formidable, diversifiée, unique. Une ville mal comprise des Québécois, il faut bien le dire, et plusieurs s’inquiétaient du schisme grandissant entre la métropole et le reste de la province. Et lorsque les premières «fuites» médiatiques sur la Charte sont survenues, plusieurs m’ont exprimé leur crainte. Comment elle pourrait nuire terriblement à une ville qui a certes ses forces, mais qui reste fragile. Et qui est en compétition avec beaucoup d’autres villes semblables à elles, qui se développent plus rapidement, plus sereinement aussi, avec moins de problèmes politiques et administratifs.
 
Tous disaient que l’économie devrait être au cœur des préoccupations du gouvernement québécois. 
 
Certainement pas une Charte des valeurs.
 
Les derniers chiffres sur l’économie québécoise confirment qu’elle stagne. Idem pour Montréal, qui a par ailleurs le plus faible taux de propriétaires au pays.   Montréal a besoin de parler économie, de séduire les investisseurs. Pas de les faire fuir. Ils ont tellement d’autres choix. 
 
Besoin d’immigrants
 
Montréal a aussi besoin d’une main-d’œuvre qualifiée pour faire croître son économie. La mobilité des gens n’a jamais été sa force, contrairement aux villes nord-américaines, mais elle arrive à attirer des immigrants qui font bouger la ville. 
 
Cette Charte leur lance un très mauvais message. 
 
La croisade péquiste pour la laïcité en fera fuir plusieurs. Des gens qui viendraient d’installer ici. Et d’autres qui y sont déjà.
 
La communauté maghrébine, que Québec courtise depuis des années, langue française oblige, est dans le collimateur. 
 
On dit aux femmes de cette communauté qui portent le voile (et on s’entend qu’on parle de dizaine de milliers de personnes sur… sept millions?) qu’elles sont un danger pour l’État.
 
Mettez-vous à leur place. Comme cette orthophoniste rencontrée par les médias, qui travaille dans un hôpital, avec son foulard sur la tête. On manque d’orthophoniste à Montréal. Leur formation est longue et ardue. Il faut d’excellentes notes au cégep pour être admis dans ce programme. Le salaire est très ordinaire, compte tenu des exigences, parce que c’est un emploi féminin. Et un hôpital montréalais va peut-être perdre cette ressource au nom de la laïcité? 
 
Par ailleurs, ce n’est pas comme si le Québec était déjà champion de l’intégration de ses immigrants au marché de l’emploi. Selon une étude de l’IRIS publiée en 2012 et dont parle Gérald Filion, le taux de chômage des immigrants est de deux fois celui des gens nés au Québec, et de trois fois pour les universitaires. Leur taux global de chômage (12,4% en 2010) est plus élevé que dans les deux autres provinces à recevoir de forts contingents, l’Ontario et la Colombie-Britannique. 
 
Cette Charte n’aidera en rien à leur intégration, contrairement à ce que laisse entendre de manière quelque peu surréaliste le ministre Bernard Drainville. Il croit qu’en instaurant des balises, cela facilitera leur embauche. Il y avait un «réel problème», a-t-il dit.
 
Sauf qu’il est contredit par Martine Hébert, vice-présidente pour le Québec de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, qui représente tous ces petits et grands employeurs supposément en détresse. «À ma connaissance, dit-elle, il n’y a pas de réel problème à cet égard-là.»
 
On peut imaginer qu’elle connaît quelque chose dans le dossier. 
 
Cette Charte, avec son volet sur l’interdiction de signes ostentatoires, est non seulement inutile, injuste et discriminatoire, elle est surtout dangereuse pour Montréal.
 
Et la métropole est déjà assez pénalisée comme ça par la négligence historique du gouvernement québécois. 

 

répondue 12 septembre 2013 par Pépin la pomme Savantissime (34,140 points)
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http://leglobe.ca/2013/09/charte-des-valeurs-quebecoises-un-outil-majeur-pour-lintegration-des-immigrants/

Le globe / Tania Longpré

Après plusieurs semaines de rumeurs et de oui-dires, Bernard Drainville a enfin rendu publique sa « Charte des valeurs québécoises » qui aurait tout aussi bien pu s’appeler « Charte des valeurs occidentales ». Les débats font déjà rage, plusieurs arrachent leur chemise sur la place publique en dénonçant la fermeture d’esprit ou se vautrant dans les vertus du multiculturalisme. Alors que ceux-ci crient à la xénophobie ou à la peur de l’autre, je considère que ce projet de Charte est un outil qui favorisera l’intégration des nouveaux arrivants au Québec. Alors que le Québec a reçu en 2012 un peu plus de 55 000 immigrants, il est temps que notre gouvernement instaure des balises claires afin de permettre à ceux qui nous rejoignent de bien s’intégrer, et pas seulement au niveau linguistique, mais aussi au niveau culturel, ce qu’on oublie trop souvent. C’est d’ailleurs au niveau de l’intégration culturelle que de savoir qu’au Québec, la femme est l’égale de l’homme et que l’État est laïc. Les gestes que tenteront ainsi de poser le gouvernement du PQ feront en sorte que ces prémisses existent ailleurs qu’à l’écrit et rendent concrètes ces deux valeurs qui ne sont pas que Québécoises, mais aussi Occidentales à nos immigrants. Cela, dans l’objectif ultime d’une cohésion sociale et d’un vivre ensemble. En effet, les accommodements raisonnables divisent les populations, créent plusieurs classes de citoyens, encouragent la ghettoïsation et nuisent à l’intégration des nouveaux arrivants.  Ne nous leurrons pas : le modèle multiculturaliste a échoué partout là où on a tenté de l’instaurer pour favoriser l’intégration des immigrants. Les résultantes du multiculturalisme sont donc exactement le contraire de ce que ceux qui y croient voudraient qu’elles soient, soit l’isolement et la ghettoïsation.
 
Bernard Drainville souhaite donc faire en sorte que les employés et les représentants de l’État soient neutres religieusement. Rappelons que personne n’est obligé de travailler pour l’État, mais si on a choisi de le représenter, il est de notre devoir que de le faire adéquatement et selon les normes sociétales. Tout le monde peut croire à ce qu’il veut, mais est-il trop demandé d’exiger que la pratique religieuse soit faite à l’extérieur du travail? Porter le turban, le voile, la kippa ou le kirpan sont des pratiques religieuses qui ne laissent aucun doute possible sur nos croyances, alors que l’État est déjà laïc au Québec. Pour ce qui est de l’école publique québécoise, rappelons que c’est le 14 juin 2000 que l’État québécois a déconfessionnalisé son système scolaire en créant les commissions scolaires linguistiques, plutôt que religieuses en adoptant la loi 118. François Legault, alors ministre de l’Éducation au sein du gouvernement du Parti Québécois disait :   « qu’on doit tendre, au Québec, vers moins de religions. » C’était un projet ambitieux, réaliste et moderne, mais surtout nécessaire : au début des années 2000, tendre vers la laïcité n’était pas un mirage utopique, mais bien un projet rassembleur menant à l’égalité de tous. Son parti aura probablement à décider quelle orientation et quel avenir aura la Charte de Bernard Drainville, à ce moment, souhaitons qu’il se souvienne de ce qu’il avait dit en 2000 et qu’il soit conséquent. Est-il normal qu’on accepte encore que ceux qui possèdent l’autorité dans nos écoles, dans nos garderies ou nos hôpitaux ne soient pas neutres face aux religions?
 
Exiger la neutralité des gens qui représentent l’État,  c’est d’avoir la volonté politique de bien délimiter la laïcité de notre société. Ce que le Parti Québécois semble faire aujourd’hui. Tous les habitants du Québec seront ainsi informés des balises de notre société, et ceux qui s’y installeront seront aussi en connaissance de cause. La constance des flux migratoires continuera d’apporter de telles situations délicates.  Ne pas s’entendre nationalement sur une cohésion sociale est une erreur. S’intégrer n’est pas toujours facile et demande beaucoup de volonté, mais aussi un désir qui ne peut plus être camouflé par une religion, qui peut être perçu tel un refus d’intégration, ce qui ne devrait pas être l’objectif, ni de l’immigrant ni de la société d’accueil. Et le Parti Québécois semble avoir réfléchi et en être venu à la conclusion légitime que nous n’aiderons personne à s’intégrer sans balises et sans repères,afin de pouvoir se joindre à la société et non de vivre en ses marges, se retrouvant ainsi isolé dans les communautés. Ce projet est donc rassembleur et permettra aux gens de s’épanouir parmi nous, parce que  n’oublions pas c’est pour cette raison qu’ils nous ont rejoint.

 

répondue 12 septembre 2013 par Pépin la pomme Savantissime (34,140 points)
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