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Élections Canada - risquez-vous une fois de plus d'être victimes de fraude électorale ?

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posée 22 septembre 2015 dans la catégorie Politique et gouvernements par Rodolphus Magnus Grand sage (63,490 points)
    

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1 Réponse

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Hélas, mon cher Rodolphus, plus ça change plus c'est pareil !...

http://www.ledevoir.com/politique/canada/450682/alerte-aux-fraudes-electorales?utm_source=infolettre-2015-09-22&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

 

Alerte aux fraudes électorales
Élections Canada met ses employés en garde contre les ruses visant à empêcher des électeurs de voter
22 septembre 2015 | Marco Fortier - Avec La Presse canadienne | Canada
 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
Les bases de données des formations politiques peuvent identifier dans le menu détail l’affiliation politique des électeurs, leur adresse, leur courriel, leur numéro de téléphone mobile, leurs loisirs, leurs intérêts et même leurs goûts culinaires.
On dirait un scénario de télésérie américaine, mais c’est bel et bien la réalité : les partis politiques disposent de moyens sophistiqués pour cibler les électeurs réfractaires à leurs idées et les empêcher d’aller voter, prévient une note de service d’Élections Canada.
 
Un document interne de l’organisme qui supervise les élections fédérales, obtenu par La Presse canadienne, met en garde contre les risques de fraude électorale visant à empêcher des électeurs d’exercer leur droit de vote. Ce phénomène, répandu aux États-Unis, risque de s’étendre au Canada, indique la note de service rendue publique par la Loi sur l’accès à l’information.
 
On l’a vu aux élections de mai 2011, un organisateur conservateur de Guelph, en Ontario, Michael Sona, a induit en erreur des milliers d’électeurs adverses en diffusant un message automatisé qui les dirigeait vers un faux bureau de vote. Il a été condamné à neuf mois de prison et à 12 mois de probation.
 
« Il est important pour nous d’identifier les risques potentiels dans le but d’être prêts à détecter et à gérer les incidents qui peuvent survenir, y compris ceux qui pourraient compromettre l’intégrité de l’élection », a affirmé le porte-parole d’Élections Canada, John Enright.
 
Risque accru de fraude
 
Jean-Pierre Kingsley, qui a été directeur général des élections du Canada durant 17 ans, croit lui aussi que le risque de fraude à grande échelle augmente avec les puissants outils technologiques dont disposent les partis. Les bases de données des formations politiques peuvent révéler dans le menu détail l’affiliation politique des électeurs, leur adresse, leur courriel, leur numéro de téléphone mobile, leurs loisirs, leurs intérêts et même leurs goûts culinaires.
 
« Les gens d’Élections Canada font bien d’avertir tout le monde d’être aux aguets. C’est très facile [de cibler les électeurs] avec les banques de données des partis. Du moment qu’on a ça, on peut s’essayer comme on veut. Mais pour que ça réussisse, il faut que ça se fasse à grande échelle », dit Jean-Pierre Kingsley au Devoir.
 
« Une personne [Michael Sona] a été condamnée. Mais elle n’a pas pu agir seule », ajoute-t-il.
 
Jean-Pierre Kingsley affirme avoir été « surpris et déçu » par l’enquête du commissaire aux élections, Yves Côté, qui a fini en queue de poisson en 2014. M. Côté avait conclu à l’impossibilité de poursuivre quiconque devant les tribunaux dans l’affaire des « appels robotisés ».
 
Son enquête visait non pas le scandale ayant mené à la condamnation de Michael Sona à Guelph — qui a fait l’objet d’une enquête distincte —, mais 1726 autres plaintes pour appels frauduleux dans 261 circonscriptions canadiennes lors des élections de 2011. Ces 1726 électeurs ont ainsi reçu des messages les envoyant dans des bureaux de scrutin parfois situés à plus de 100 kilomètres de chez eux, pour les décourager d’aller voter !
 
« Je ferais une mise en garde aux partis politiques : auriez-vous l’obligeance d’avertir vos gens que des pratiques comme celle-là ne seront pas tolérées ? dit Jean-Pierre Kingsley. On devrait aussi dire aux électeurs d’être aux aguets et de le signaler s’ils reçoivent des appels ou des messages texte leur indiquant que leur bureau de vote a été changé, ou que les heures d’ouverture ont été prolongées. Ce sont peut-être des appels frauduleux. »
 
Intimidation aux États-Unis
 
Des stratégies illicites comme celle-là semblent rares au Canada, mais deviennent de plus en plus courantes aux États-Unis, selon Élections Canada, qui a consulté des experts et des avocats sur les malversations électorales. La Presse canadienne a obtenu une copie d’une présentation intitulée Une introduction aux tendances émergentes et aux menaces aux opérations électorales, datée de mai 2014, en vertu de la Loi d’accès à l’information.
 
Selon la présentation, la recherche a montré que les rudes campagnes politiques américaines sont un terreau fertile pour de tels comportements. Dix-sept cas survenus dans quinze États ont été recensés entre 2004 et 2012.
 
« Nous n’avons pas besoin de regarder plus loin qu’aux États-Unis pour trouver un vaste aperçu des tactiques utilisées de nos jours pour supprimer les votes ainsi que des techniques de surveillance », précisent les notes de la présentation.
 
Élections Canada y cite les quatre étapes d’un plan de suppression de vote efficace, soit : recenser les non-partisans ; récolter des informations sur ceux-ci ; les décourager de se rendre aux bureaux de vote par des tactiques de peur, de désinformation ou de contestation systématique de leurs inscriptions ; si les électeurs non partisans se rendent tout de même aux urnes, les empêcher de voter en contestant leur habilité à voter ou leur identité, ou encore en recourant à l’intimidation.
 
Alain-G. Gagnon, professeur au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), croit que ces stratégies frauduleuses restent l’exception au Canada. « Historiquement, on a vu ça au Québec dans les années 60 et 70. Les partis politiques n’envoyaient pas d’autobus pour emmener voter les gens des résidences pour personnes âgées qui ne votaient pas pour eux. C’est plus sophistiqué aujourd’hui, mais j’ai l’impression que ça reste marginal », dit-il.
 
Il remarque que les partis, surtout le Bloc québécois et le Parti conservateur, ont un défi plus pressant durant cette campagne électorale : s’assurer que leurs partisans iront voter, et non empêcher les partisans adverses d’aller voter. « Le Bloc perd son électorat au profit du NPD. Quant aux conservateurs, ils se sont éloignés de leur base en prenant le pouvoir, ce qui a déçu bien des militants du parti. Gilles Duceppe et Stephen Harper doivent donner une bonne raison à leurs partisans de sortir pour aller voter pour eux », dit Alain-G. Gagnon.
répondue 22 septembre 2015 par Manitu Génie universel (49,080 points)
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