Wikidée, le site et la communauté francophones qui vous aident à trouver la réponse à votre question.
  • Inscription

Wikidée, là où se trouvent les réponses à vos questions, peut-être la solution à votre problème!


Le Web 2.0 au service des individus et de la communauté par l'entraide, le partage des expertise et expérience personnelles, la réflexion critique et qualitative vis à vis de l'information ainsi que la transmission des savoirs et de la connaissance réunis !


Vous pouvez poser des questions sur tous les sujets qui vous passionnent, qu'ils soient d'ordre pratique et quotidien, ou philosophique et intemporel.


Suivez-nous !

 





Aimez-vous le principe de Wikidée ?

Oui :
Non :


Autres sondages... Suite

Annuaire Actualité et médias

Web made in Québec

Annuaire Québec

Le répertoire des sites les plus HOT au Québec

Annuaire Québec

Annuaire Virtuel

Support Wikipedia

Hébergement Web du Québec

Webanaki.ca

Webanaki.ca- agence de communication web

Quel genre d'hiver aurons-nous en 2015 2016 ?

4 aime 0 n'aime pas

posée 27 novembre 2015 dans la catégorie Sciences naturelles et de l'environnement par Trocadero Savant (23,460 points)
    

Merci de vous connecter (ou de vous inscrire) pour pouvoir répondre aux questions.

2 Réponses

0 aime 0 n'aime pas

 

Photo: Oleksiy Maksymenko/Getty Images
 
 
Attachez vos tuques ! Dans les prochains mois, la météo sera bouleversée par deux phénomènes d’une ampleur historique, selon les spécialistes. L’un entraîne surtout des hivers doux au Québec, où pluie et verglas risquent d’être au rendez-vous. L’autre y a causé des froids records ces deux dernières années. L’un et l’autre donnent bien du fil à retordre aux prévisionnistes. Lequel l’emportera ?
 
Pour l’instant, tous les yeux sont tournés vers l’océan Pacifique. En mars, un nouvel El Niño (l’enfant Jésus, en espagnol) a pris naissance entre les tropiques. Ce phénomène est lié à l’oscillation australe, c’est-à-dire des changements naturels dans la pression atmosphérique au-dessus du Pacifique Sud.
 
En temps normal, les alizés, qui soufflent d’est en ouest, balaient la surface de l’océan à la hauteur des tropiques et transportent les eaux chaudes de la surface en direction de l’Australie. Pour compenser, les eaux des profondeurs, plus froides, remontent au large de l’Amérique du Sud.
 
Mais tous les deux à sept ans, ces vents faiblissent brusquement. L’eau du Pacifique se réchauffe alors près du Pérou et de l’Équateur, ce qui fait augmenter l’humidité dans l’air. Les pluies deviennent plus abondantes et les inondations menacent. La chaleur s’évacue aussi vers le nord, et les températures grimpent sur la côte Ouest jusqu’en Alaska. De l’autre côté du Pacifique, en Indonésie ou en Australie, le risque de sécheresses et d’incendies de forêt augmente.
 
Cette année, les météorologues prévoient que les effets d’El Niño seront d’une envergure exceptionnelle. D’ici Noël, la température de l’eau dans le Pacifique au niveau des tropiques pourrait grimper de 2,5 ˚C — soit plus que les 2,3 ˚C enregistrés lors de l’épisode de 1997-1998, qui constituaient déjà un record.
 
Au Canada, les experts s’attendent à ce que, cet hiver, les températures dépassent les normales de 3 ˚C à 4 ˚C dans l’ouest du pays et de 1 ˚C à 2 ˚C dans l’est. « Les Québécois ne ressentiront pas cet écart au quotidien. Mais la probabilité d’épisodes de pluie ou de pluie verglaçante, plutôt que de neige, sera accrue », explique André Cantin, du ministère de l’Environnement du Canada.
 
À l’hiver 1997-1998, El Niño avait contribué à la formation de l’énorme tempête de pluie verglaçante qui avait frappé le Québec et l’Ontario, et causé pour plus de 1,6 milliard de dollars de dégâts. Rien n’indique qu’une autre catastrophe est à nos portes, car il avait fallu la conjonction de plusieurs facteurs météorologiques pour provoquer cette tempête historique. Mais, au cas où, mieux vaut garder crampons et génératrices pas trop loin…
 
Une autre anomalie pourrait brouiller les cartes. Depuis deux ans, les mesures prises par satellite montrent une hausse record de la température de l’eau à la surface d’une vaste zone du Pacifique Nord, à environ 800 km des côtes de la Colombie-Britannique. Le Blob (la tache, en anglais) est apparu à l’automne 2013, sans qu’on comprenne pourquoi. Son nom renvoie à la tache de couleur rouge sur les cartes satellite, qui symbolise l’augmentation de chaleur. Il évoque aussi la créature gélatineuse du film d’horreur éponyme, qui grossit en avalant tout humain sur son passage.
 
« On pense que c’est peut-être le début d’un autre phénomène cyclique, l’oscillation pacifique décennale, qui fait varier les températures de l’eau tous les 4 à 20 ans dans le Pacifique Nord, un peu comme El Niño le fait à la hauteur des tropiques, explique la climatologue Dominique Paquin, spécialiste en simulations au consortium québécois Ouranos. Mais on a encore beaucoup de mal à comprendre ces phénomènes océaniques, qu’on connaît moins bien que ceux qui se déroulent dans l’atmosphère. » Les chercheurs pataugent encore pour décoder les caprices des courants marins, alors qu’ils voient de plus en plus clair dans les courants d’air !
 
Depuis qu’il est apparu, le Blob perturbe le trajet du courant-jet polaire dans l’hémisphère Nord. Ce courant d’air file à toute vitesse autour de la planète à une dizaine de kilomètres d’altitude, entraîné par la rotation de la Terre et les différences de température entre le pôle et l’équateur.
 
Habituellement, en hiver, le courant-jet suit une trajectoire qui ondule, faisant des zigzags serrés et de faible amplitude, comme lorsqu’on teste le fonctionnement d’un stylo sur une feuille de papier. Sous nos latitudes, la météo change d’un jour à l’autre, au gré des rencontres du courant-jet avec des anticyclones ou des dépressions.
 
Mais depuis deux ans, le courant-jet se heurte de plein fouet à la masse d’air chaud qui surplombe le Blob, qu’il contourne en passant plus au nord. Du coup, il s’est mis à onduler en suivant des zigzags beaucoup plus larges et profonds. À plusieurs reprises pendant les deux derniers hivers, il a ainsi fait descendre vers le sud le vortex polaire, ce courant d’air glacial qui tourbillonne normalement au-dessus du pôle. Et il l’a laissé en place beaucoup plus longtemps. Résultat, des vagues de froid records, aussi glaciales que longues, ont frappé tout l’est de l’Amérique du Nord. Même les mordus de l’hiver ont été transis !
 
Ces perturbations pourraient aussi être liées aux changements climatiques. Certains scientifiques croient en effet que la fonte de la banquise arctique pourrait alimenter le Blob en chaleur. Peut-être aussi que le courant-jet change de forme parce que la moyenne des températures augmente plus vite au pôle qu’à l’équateur. « On examine toutes ces hypothèses, mais il est encore trop tôt pour affirmer que les changements climatiques vont continuer d’engendrer ces vagues de froid hivernales », explique Dominique Paquin. Les scientifiques ne savent pas non plus comment le réchauffement influencera El Niño, même si quelques études avancent que les épisodes intenses seront plus fréquents.
 
« Pour l’instant, dans le sud du Québec, les modèles climatiques prévoient toujours une hausse de 4 ˚C à 7 ˚C des moyennes d’ici 2100, par rapport aux décennies passées, et jusqu’à 10 ˚C dans le Nord si les émissions de gaz à effet de serre continuent de progresser au rythme actuel », prévient Dominique Paquin. De quoi chambouler nos hivers…
 
Pour l’instant, le Blob est toujours présent, et rien n’indique qu’il faiblira cet hiver. « Même si El Niño est le principal facteur de changement des conditions météorologiques d’une année à l’autre, on ne sait pas ce que le cocktail Blob combiné à El Niño donnera vraiment », reconnaît André Cantin. Jamais, dans les relevés des températures océaniques, on n’a vu deux monstres aussi puissants monter sur le ring en même temps. Verrons-nous leur combat d’une terrasse ou en soignant nos engelures ? Les paris sont ouverts.
 
répondue 27 novembre 2015 par Rodolphus Magnus Grand sage (63,490 points)
0 aime 0 n'aime pas

 

 
Joey Olivier
Rédacteur Web - MétéoMédia
Lundi 30 novembre 2015 à 14 h 04 - Le phénomène El Niño ébranle le climat dans le monde, mais aussi l’allure de l’hiver au Canada. Cette concentration de l’eau plus chaude qu’à l’habitude est loin, très loin de nous, soit dans la zone équatoriale de l’océan Pacifique. Pourtant, celui que l’on surnomme l’« enfant terrible de la météo » devrait propulser le mois de décembre sur le tableau des records, et ce, même dans certaines régions du Québec. Voici pourquoi.
 
  À lire également : Aperçu de l'hiver 2015-2016 | Avant-goût du printemps 2016 | Hiver 2015-2016 : les destinations soleil à privilégier
 
« À l’heure actuelle, la grande majorité des modèles et projections s’entendent pour dire que le centre du Canada, incluant le Québec, connaîtra un mois de décembre doux, voire record », commente André Monette, météorologue à MétéoMédia.
 
L’hiver 2015-2016 devrait s’inscrire dans le Top 3 des années El Niño les plus fortes depuis que les données sont répertoriées (1950). Pour être considéré comme « super », l’écart de température doit être 2 °C plus élevés que la moyenne sur une période d’au moins trois mois.
 
 
Pourquoi la faute à El Niño?
 
Comment une anomalie dans le Pacifique peut-elle changer l’allure du climat à l’échelle planétaire? En terme simple, l’influx de chaleur produit par les eaux du Pacifique influence le positionnement des vents dominants en haute altitude.
 
La première conséquence concrète d’un El Niño est la hausse des températures et du temps plus sec dans plusieurs régions du globe.
 
Cet argument tient la route cette année puisque déjà en novembre, on prévoyait que 2015 battrait facilement un record mondial de chaleur.
 
En rappel : Record de chaleur assuré | Record septembre | MÀJ El Niño novembre |
 
 
 
Des effets au Canada
 
Au Canada, cet air doux se rendra facilement dans l’ouest du Canada. Bien que le lien soit moins évident pour le Québec et l’est du pays, les probabilités de voir un hiver plus « normal » – ou légèrement plus doux - qu’en 2014-2015 sont plus élevées lors d’une année El Niño. Pourquoi? « El Niño est en partie responsable d’un crétage du courant-jet (vents dominants en haute altitude) qui limite les descentes d’air froid provenant de l’Arctique vers le centre et le sud du Québec. Ceci ne signifie cependant pas que nous n’aurons pas de vagues de froid. Elles risquent seulement d’être moins fréquentes que l’hiver 2014-2015 », spécifie André Monette.
 
On doit seulement nuancer les conséquences au Québec et dans l’est du Canada puisqu’aucune corrélation scientifique n’a établi clairement le lien entre le phénomène et les hivers. C’est pour cette raison que notre équipe de météorologues a analysé plus d’une dizaine d’hivers où l’intensité d’El Niño variait de modéré à fort (1998,1983,2003,2010,1958,1973,1987,1988,1992,1958,1995).
 
Cette comparaison a permis de définir une tendance pour les trois prochains mois. C’est également grâce à cette analyse que notre aperçu prévoit un début d’hiver (décembre) doux, un creux de l’hiver en février –au lieu de janvier- ainsi qu’un début de printemps hâtif (mars).
 
Contrairement à l’hiver dernier, où le froid était intense et soutenu de janvier à mars, les poussées de froid intenses devraient plus courtes en janvier et février.
répondue 4 décembre 2015 par Rodolphus Magnus Grand sage (63,490 points)
Wikidée est une initiative de Denis-F. Doyon.
...