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Qu'est devenu le Canada depuis Harper ? De l'intérieur ? Vu de l'extérieur ?

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(Image : le Devoir)

posée 18 février 2012 dans la catégorie Politique et gouvernements par anonyme
    

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1 Réponse

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Il est à son point de rupture presque !!

http://www.ledevoir.com/politique/canada/343099/le-canada-au-point-de-rupture?utm_source=infolettre-2012-02-18&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Le Canada au point de rupture?
Le fossé s'élargit sans cesse entre les visions progressiste et conservatrice de la société, particulièrement au Québec
Guillaume Bourgault-Côté   18 février 2012  Canada
 
Photo : Agence Reuters
Le fossé s'élargit sans cesse entre les visions progressiste et conservatrice de la société, particulièrement au Québec, où l'on ne reconnaît pas la façon dont Stephen Harper transforme le Canada.
 
Le contraste de l'image a force de symbole. D'un côté, des conservateurs qui célèbrent dans la liesse — et aux frais de l'État — l'abolition du registre des armes d'épaule. De l'autre, la mère d'une des 14 victimes de Polytechnique qui a la choquante impression qu'on «danse sur la tombe» de sa fille. Entre la joie et les larmes, un décalage immense. Et une illustration éloquente du fossé qui divise le Canada.
 
C'est ce même fossé que Justin Trudeau a voulu dénoncer dimanche dernier en soutenant qu'il préfère encore un Québec souverain à un Canada trop Harper. Le fils de l'ancien premier ministre n'y est pas allé mollement: le Canada s'en «va trop à droite», il «devient mesquin, petit d'esprit, fermé, anti-intellectuel», il «recule» sur des enjeux à ses yeux primordiaux. «Excusez, mais je ne reconnais pas ce pays. Et des millions de Canadiens ne reconnaissent pas ce pays», a lancé M. Trudeau sur un ton dramatique.
 
L'allusion au Québec souverain (une façon «provocante» de dire les choses pour «réveiller les gens», a expliqué le député) a valu à Justin Trudeau quelques attaques le qualifiant de «closet separatist». Mais au-delà du caractère spectaculaire de sa déclaration, le fond a aussi suscité beaucoup de réactions: pour qu'un Trudeau en vienne à suggérer qu'il serait plus à l'aise dans un Québec indépendant que dans un Canada où le code des valeurs aura été redéfini par les conservateurs de Stephen Harper, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche.
 
«Ce que Justin Trudeau a exprimé, c'est une profonde frustration des fédéralistes québécois à l'égard de la façon dont Stephen Harper transforme le Canada», estime l'ancien député libéral Pablo Rodriguez, associé à l'aile plus progressiste des libéraux. «Nous sommes plusieurs à partager son point de vue selon lequel on ne se reconnaît plus dans les valeurs et les politiques qui sont mises de l'avant à Ottawa. On sent le fossé s'agrandir. C'est vrai un peu partout au Canada, mais c'est surtout vrai au Québec.»
 
Les exemples de décisions décriées abondent: nominations de personnes unilingues à des postes-clés; abolition du registre des armes d'épaule avec refus de transférer les données aux provinces; retrait du protocole de Kyoto et mise au ban des groupes environnementalistes (des «radicaux» qui nuisent à l'économie); abolition du formulaire long obligatoire du recensement pour des raisons de respect de la vie privée... notion dont le projet de loi C-30 sur la surveillance des internautes ne s'embarrasse toutefois pas.
 
On peut aussi citer l'entêtement à ne pas reconsidérer l'achat des avions F-35 alors que plusieurs pays partenaires font un pas de côté; l'affrontement avec les provinces sur l'esprit et les coûts du projet de loi sur la justice; le coup de barre donné pour défaire la réputation canadienne de terre d'accueil des immigrants; les campagnes larvées sur la peine de mort et l'avortement; le soutien sans nuance à Israël; la directive donnée de ne pas rejeter les informations soutirées par des agences de renseignement étrangères par la torture, etc.
 
La redéfinition des symboles identitaires canadiens frappe aussi l'esprit, que ce soit la frénésie monarchique qui donne plus de valeur à un portrait de la reine qu'à une toile d'Alfred Pellan (et qui engage 7,5 millions pour célébrer les 60 ans de règne de la reine à coups de médailles du jubilé) ou le patriotisme militaire exacerbé (notamment par la coûteuse commémoration d'une guerre — celle de 1812 — dont la signification historique est loin de faire consensus).
 
Même sur le plan économique — matière forte des conservateurs —, les critiques sont nombreuses. Les baisses d'impôt accordées aux entreprises et la diminution de la TPS de 7 % à 5 % priveront le gouvernement d'au moins 16 milliards de revenus annuels au cours des prochaines années (environ 6 milliards par point de TPS, et 4,7 milliards en moins en revenus d'impôt des entreprises en 2013 par rapport à 2010). Cela forcera l'État à imposer ailleurs des coupes majeures pour retrouver l'équilibre budgétaire: le prochain budget pourrait amputer de 10 % le total des dépenses de programme.
 
Cette semaine, les agences de notation Fitch et Moody's ont d'ailleurs mises en garde Ottawa contre les dangers d'imposer des mesures d'austérité trop draconiennes, le retour à l'équilibre budgétaire ne pressant pas à ce point. La croissance économique pourrait être affectée par ces coupes, craint-on....
 
répondue 18 février 2012 par Pépin la pomme Savantissime (34,140 points)
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